Transmission

Comprendre la décadence

Comprendre la décadence

Après avoir publiĂ© de nouvelles traductions de Max Scheller (L’homme du ressentiment) et de G.K. Chesterton (Orthodoxie), ainsi que la première version française de L’État servile d’Hilaire Belloc, les Ă©ditions Carmin poursuivent leur Ĺ“uvre de salubritĂ© intellectuelle en Ă©ditant deux Ĺ“uvres de ThĂ©odore Darymple. Quel est l’intĂ©rĂŞt de cet auteur britannique inconnu du public francophone ? Depuis bien longtemps j’apprĂ©cie et goĂ»te presque quotidiennement Ă  la prose de Bossuet, l’intraitable et pourtant irĂ©nique Ă©vĂŞque de Meaux. Je garde prĂ©cieusement dans ma sabretache un petit volume de l’auteur du Grand Siècle, que ce soient les Oraisons funèbres, les Discours sur l’histoire universelle, les ElĂ©vations ou encore l’Histoire des…
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Matlosa, l’étranger

Matlosa, l’étranger

Ce roman de Daniel Maggetti raconte l’histoire de son grand-père maternel, un charbonnier italien des PrĂ©alpes lombardes, qui a fini par Ă©migrer au Tessin oĂą sa descendance s’établit. Le « je Â» du texte est l’auteur lui-mĂŞme, Daniel Maggetti, nĂ© en 1961 dans un village suisse, dans les Cento valli, Borgnone, au pied de « la montagne qui hurle Â». Il n’en parle pas par pudeur ici, mais Daniel Maggetti devra Ă©migrer Ă  son tour pour faire des Ă©tudes universitaires, destin de tout Tessinois embrassant cette voie. Il ira Ă  Lausanne et y accomplira une brillante carrière le menant Ă  son poste de professeur…
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Quelques livres d’un écrivain nommé François Mitterrand

Quelques livres d’un écrivain nommé François Mitterrand

Au cours de l’étĂ© 2022, je prenais un cafĂ© en contemplant le beau paysage de Crans-Montana, lorsqu’un fou rire irrĂ©sistible s’empara de moi Ă  la lecture du pamphlet de Michel Onfray contre François Mitterrand. (La cible est morte depuis un quart de siècle ; j’ignore ce qu’Onfray Ă©crivait du vivant du personnage.) Une telle mauvaise foi confinait au talent. Onfray exĂ©cutait en quelques lignes l’œuvre littĂ©raire de François Mitterrand et exaltait celle du gĂ©nĂ©ral de Gaulle au motif que celui-ci Ă©tait publiĂ© dans La PlĂ©iade : « Sauf Le Coup d’État permanent, son Ĺ“uvre est en effet essentiellement constituĂ©e de bric et de broc…
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Oskar Freysinger : « Jamais le monde n’a basculé dans le totalitarisme – certes « mou » – en si peu de temps »

Oskar Freysinger : « Jamais le monde n’a basculé dans le totalitarisme – certes « mou » – en si peu de temps »

Oskar Freysinger, vous signez peut-ĂŞtre le livre le plus politiquement incorrect de l’annĂ©e avec Animalia. Pourquoi avoir choisi une fable animalière pour dĂ©crire la bĂŞtise contemporaine ? Parce que les animaux, dans leur infinie sagesse, ne risquent pas de me faire subir un « shit storm Â» mâtinĂ© d’indignation. Les animaux ont leur dignitĂ©, eux. Blague Ă  part, comme c’était le cas pour Ésope, La Fontaine, Ionesco et Orwell (« dans « animal farm Â»), les animaux sont un vecteur de mise en abĂ®me. La deuxième mise en abĂ®me est assurĂ©e par le rire. Conjointement, la fable et le rire tirent le lecteur de la torpeur de…
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Netflix

Netflix

“All political lives end in failure” (Enoch Powell). Certains prennent un raccourci et échouent avant d’avoir commencé. Depuis les poubelles de l’Histoire où j’ai établi mon séjour, je vais vous entretenir d’un prodigieux voyage au pays merveilleux de Netflix. Je commence par une confession. J’ai regardé un feuilleton sur Netflix. Je pourrais vous dire que c’était parce que j’étais très malade, mais ça, ce n’est vrai qu’à partir du 2e épisode. Le 1er épisode, je l’ai regardé parce que j’ai été accroché par les premières minutes. Une reconstitution impressionnante de la Révolution culturelle chinoise de 1966. Un physicien pékinois est battu à mort…
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Vive Charles Martel !

Vive Charles Martel !

Mon enfance fut bercée par la série de bandes-dessinées Les Timours. Je me souviens plus particulièrement de l’album La francisque et le cimeterre qui commence par ces mots : « Dans un irrésistible élan, les Arabes avaient franchi le détroit de Gibraltar, en dix-huit mois, l’Espagne est soumise. Le temps de souffler, d’organiser leur conquête, et les rapides cavaliers maures franchissent les Pyrénées, Moussa-Ben-Hossaïr prend Narbonne, Carcasonne, pille et incendie les couvents et les églises et repasse en Espagne chargé de butin. Son successeur Al-Haok reprend Narbonne, la fortifie pour en faire la base de ses opérations ultérieures. Les Sarrasins assiègent Toulouse, s’avancent par la côte…
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