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Les martyrs livrés aux sets

Les martyrs livrés aux sets

Voici bientôt deux millénaires, une secte juive bouleversait l’histoire des idées, puis l’histoire tout court, en conquérant les esprits. Son message était radical, et pour suivre un homme qu’on appelait le Christ, les fidèles de la nouvelle foi acceptaient de se faire tourner en ridicule et dévorer par des lions. La nouvelle idée allait d’abord se répandre par le sang des martyrs, puis un peu par le glaive. An de grâce 2026 : l’antique foi demeure encore un peu, particulièrement en Afrique. Ailleurs, elle tente de se répandre grâce à des « sets aussi festifs qu’inspirants ». Aux platines, Padre…
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Édition 57 – Requiem pour quelques volutes

Édition 57 – Requiem pour quelques volutes

Chaque mois, notre mission ne consiste pas à sauter sur les évidences, sur les sujets incontournables ou à donner des recommandations de vote. Au contraire, nous nous attachons à saisir l’air du temps – ces informations qui disparaissent en quelques heures et qui indiquent pourtant les mutations profondes de nos sociétés. L’interdiction totale du tabac aux personnes nées après 2008, au Royaume-Uni, est de ces nouvelles que nous apprécions particulièrement (si l’on ose dire). Car derrière ce qui pourrait passer pour une simple mesure de santé publique se dessine une évolution bien plus significative : celle d’un pouvoir qui ne…
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Chère Lisa Mazzone,

Chère Lisa Mazzone,

Nous avons un point commun : une passion toute relative pour l’automobile, couplée à une nette préférence pour les transports publics. Fidèle, en cela, aux habitudes de votre électorat, j’aime prendre mon vélo électrique pour descendre de mon village jusqu’au parking intérieur de la gare d’Yverdon-les-Bains : c’est un lieu de haute civilité, une sorte de sas d’où il faut toutefois s’extraire furtivement si l’on tient à contourner les dialogueurs, avantageusement remplacés, en cours de journée, par les dealers. Seulement voilà, je fais aussi partie de ces gueux qui ont bâti cette chose curieuse qu’on appelle une famille. Et quand…
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Six mois, c’est trop, ou hommage à Georges-Olivier Châteaureynaud

Six mois, c’est trop, ou hommage à Georges-Olivier Châteaureynaud

-Vous n’avez plus que six mois à vivre, dit le docteur Bombast, chef de service en oncologie au centre hospitalier universitaire cantonal de Güllen. Le patient pâlit. C’était trop. Il ressortit de l’hôpital, au comble du désespoir. Helmut Schulze-Schultz, puisque telle était son identité du moment, avait espéré que son cancer serait à un stade plus avancé. Il avait misé sur une mort prochaine qui lui permettrait de ne plus devoir déployer des ressources d’imagination pour ne pas être rattrapé par Dmitry Jadina. C’était bien la première fois que la vie lui faisait tirer le mauvais numéro. Il avait été…
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