Six mois, c’est trop, ou hommage à Georges-Olivier Châteaureynaud
-Vous n’avez plus que six mois à vivre, dit le docteur Bombast, chef de service en oncologie au centre hospitalier universitaire cantonal de Güllen. Le patient pâlit. C’était trop. Il ressortit de l’hôpital, au comble du désespoir. Helmut Schulze-Schultz, puisque telle était son identité du moment, avait espéré que son cancer serait à un stade plus avancé. Il avait misé sur une mort prochaine qui lui permettrait de ne plus devoir déployer des ressources d’imagination pour ne pas être rattrapé par Dmitry Jadina. C’était bien la première fois que la vie lui faisait tirer le mauvais numéro. Il avait été…
