Pour accéder à cet article, vous devez souscrire à un abonnement (Abonnement annuel en ligne + papier, Abonnement annuel de soutien ou Abonnement annuel en ligne) ou vous connecter à votre compte (log in).
Au lendemain des heurts de Berne, nous pointions l’éloge de la « manifestation spontanée » comme symptôme de la bascule vers une démocratie de la rue. Or, le débat lancé sur le droit de vote des aînés révèle une dérive parallèle : ce ne sont plus seulement les pratiques, mais les fondements mêmes de l’ordre politique suisse que certains experts proposent de relativiser. Il y a, dit-on, une évolution vers la « gérontocratie » à freiner absolument. C’est ce qu’a plaidé Rahel Freiburghaus, professeure assistante de politique suisse à l’Université de Lausanne, dans un entretien accordé ce mois à 24 heures.…
Pour accéder à cet article, vous devez souscrire à un abonnement (Abonnement annuel en ligne + papier, Abonnement annuel de soutien ou Abonnement annuel en ligne) ou vous connecter à votre compte (log in).
« Je veux bien transmettre mes condoléances à la famille des vitrines cassées. » Au micro de Forum, la militante de gauche radicale Mathilde Mottet assumait l’ironie sèche, au lendemain de la manifestation pour Gaza du 11 octobre à Berne. Des millions de dégâts, selon la police ? Cinquante-sept bâtiments endommagés ? Des blessés à l’hôpital ? Peu importe : pour l’ancienne co-présidente des Femmes socialistes, seul compte le martyre palestinien, pour lequel s’étaient rassemblées 5000 personnes, sans autorisation. Comparer la « cause des causes » aux menues difficultés du quotidien : un mode d’argumentation déjà rodé lors des Grèves pour…
La salle était en sous-sol, dans ce quartier populaire de Lausanne où l’immigration avait mille visages. Ça sentait la sueur et le fer chaud. Le bruit des haltères cognait comme une musique commune. On y croisait un « Momo » dans son jogging XXL rescapé des années 80, des Italiens, des Yougos, des Suisses, des Africains. Un évangélique, maillot de foot israélien sur le dos, s’entraînait chaque semaine – protégé par d’autres sportifs pourtant à l’opposé de ses convictions. Ici, il n’y avait ni Noirs ni Blancs, ni hétéros ni gays. Il n’y avait que la fonte, les poids, et…
Pour accéder à cet article, vous devez souscrire à un abonnement (Abonnement annuel en ligne + papier, Abonnement annuel de soutien ou Abonnement annuel en ligne) ou vous connecter à votre compte (log in).
Pour accéder à cet article, vous devez souscrire à un abonnement (Abonnement annuel en ligne + papier, Abonnement annuel de soutien ou Abonnement annuel en ligne) ou vous connecter à votre compte (log in).
Vos récentes frasques au Conseil communal lausannois, tout d’ACAB (« Tous les flics sont des bâtards », pour les non-anglophones) vêtu, m’ont replongé dans de vieux souvenirs de Grèves du climat. En 2019, à 19 ans, vous posiez dans L’Illustré comme apprenti laborantin en biologie, Robespierre de la météo, prêt à vous « enchaîner aux portes du Palais fédéral ». Vous étiez l’interlocuteur de la police pour négocier les trajets de manifestation. Alors je me demande : déjà à l’époque, leur lanciez-vous des « enfoirés » entre deux discussions sur les sens interdits ? Vous allez sans doute être surpris, mais je vous crois…
Seule une petite trentaine de manifestants sont venus houspiller les participants à la Nuit du Bien Commun, à Genève. Trop à droite, trop riches, trop cathos à leurs yeux. L’événement a pourtant pâti de cette mobilisation, largement relayée par la presse. Notre reportage. « Pierre-Édouard, t’es foutu, Genève est dans la rue ». Il fallait une certaine audace pour oser lancer ce slogan, mercredi 8 octobre devant le Bâtiment des Forces Motrices. Alors que la cinquième édition de la Nuit du Bien Commun suscitait, selon la presse, une « vive polémique », seul un petit groupe de militants, souvent jeunes,…
Pour accéder à cet article, vous devez souscrire à un abonnement (Abonnement annuel en ligne + papier, Abonnement annuel de soutien ou Abonnement annuel en ligne) ou vous connecter à votre compte (log in).