Cher Samuel Schmid,
Monsieur l’ancien conseiller fédéral, J’ai lu avec intérêt votre entretien paru mercredi 29 juillet dans les colonnes du Temps. Lorsqu’une personne a exercé d’aussi hautes fonctions que les vôtres, j’ai naturellement tendance à quitter les rivages partisans pour puiser à la précieuse source de son expérience. Car voyez-vous, je suis de ceux qui estiment que le principe de la neutralité mérite d’être défini plus clairement dans notre Constitution, tant il me semble malmené depuis quelques années. N’allez pas y chercher de ma part une sympathie pour tel ou tel belligérant, mais simplement la fidélité à des principes. Si la Suisse est…
