Cet (encore et toujours) obscur sujet du désir
Expérience faite en librairie, quand on se saisit d’un ouvrage de poésie (il est rare qu’il fasse 400 pages et celui de Stéphane Berney ne fait pas exception), on se dit que c’est extrêmement mince, léger, et qu’il est particulièrement agréable au toucher, ce papier souvent peu ordinaire choisi pour ce genre littéraire. C’est volontaire. On signifie par-là que la « chose », le recueil, le mot, la page, tout compte. A l’inverse des sommes imprimées sur papier-bible, romans policiers, Fantasy ou ouvrages historiques au kilomètre, dévorés et oubliés à la tonne, qu’on imagine brûler très efficacement en dégageant d’épaisses…
