(Re)lire Césaire en 2026

8 juillet 2026 — par Tribune Le Peuple

Graffiti de Césaire à Paris, en 2019. (Jepuh/wikimedia commons)

Mettons le mot de côté, pas par prudence, par méthode. On nous dirait d’entrée que le mot est trop lourd, trop daté, trop commode. Qu’il sert à culpabiliser l’Occident, à transformer l’histoire en tribunal permanent. Très bien, laissons-le de côté. Parlons avec des mots plus acceptables, des mots plus modernes, plus propres. Transition, sécurité, stabilité, restitution, certification. Ces mots qui n’ont pas l’air violents, qui signent des contrats, des rapports, des audits, des communiqués. Ce déplacement que Césaire refusait déjà de laisser passer.

Par Joram Vuille, rédacteur en chef de repreZent.ch

Relire Discours sur le colonialisme aujourd’hui ce n’est pas rejouer le passé. Ce n’est pas prétendre que 2026 ressemble trait pour trait à 1892, à 1910 ou à 1954. C’est reprendre une discipline du regard. Césaire ne demandait pas au pouvoir de commenter sa propre vertu. Il regardait ce qu’il faisait, ce qu’il prenait, ce qu’il appelait civilisation quand il organisait la domination. La question n’est donc pas de savoir si les formes anciennes se répètent à l’identique, elles ne le font pas. La question est plus précise : quand les formes changent, que reste-t-il de la logique ?

Parlons batterie. 

La République démocratique du Congo fournit près des trois quarts de la production minière mondiale de cobalt, pour l’essentiel depuis le Lualaba. Ce cobalt alimente nos téléphones, nos ordinateurs, nos vélos, nos voitures électriques. Il entre dans le récit rassurant de la transition écologique. Sortir du pétrole, réduire les émissions, verdir nos usages, ce n’est pas faux, mais c’est incomplet.

La grande production, industrielle, est tenue par deux géants, le suisse Glencore et le chinois CMOC. Elle a ses référentiels, ses contrôles, ses standards. Certaines mines affichent le Copper Mark, décerné après un audit indépendant portant sur trente-trois critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, alignés sur le cadre de diligence raisonnable de l’OCDE. Tout cela existe, tout cela compte, mais tout cela ne règle pas la question principale : que mesure exactement la conformité, et surtout que laisse-t-elle hors champ ?

Mine de coltan de Luwowo, près de Rubaya, dans le Nord-Kivu, en 2014. (Source: https://www.flickr.com/photos/monusco/13406579753/)

À côté des mines industrielles, il y a l’extraction artisanale. En 2024, elle n’a représenté que 2 % de la production congolaise, son niveau le plus bas jamais mesuré. Elle ferait pourtant encore vivre environ 200 000 creuseurs. C’est elle qui concentre une grande partie des risques tels que les éboulements, le travail informel, la pauvreté extrême, les enfants dans ou autour des mines. Combien d’enfants, exactement ? Le chiffre longtemps cité, 40 000, date de 2014. En 2024, l’UNICEF en a évoqué un autre, 361 000, avant que les ONG congolaises elles-mêmes ne le contestent, faute de méthode vérifiable. Une chose est sûre, personne, pas même ceux qui sont chargés de compter, ne sait exactement combien d’enfants sont concernés. Une incertitude qui est tout sauf un détail, elle est elle-même une information.

Il serait imprudent et même parfois faux de dire que chaque batterie contient directement le travail d’un enfant. Mais comment réfuter que ces 2 % suffisent à fissurer l’image d’un métal innocent alors que cobalt industriel et cobalt des trous finissent dans des flux impossibles à séparer ? Et si l’on veut se référer à un label, il faut garder en tête qu’il ne dit vrai que sur ce qu’il a constaté, mesuré. Pour le reste, il permet surtout de ne pas regarder. Notre monde propre dépend de zones sales et pour ça il délègue à des labels, à des audits, à des intermédiaires la tâche de regarder à notre place. 

Mais ceux qui vivent de cette extraction ne sont pas seulement des corps exposés dans notre démonstration. Ils parlent, comptent, s’organisent. C’est une ONG congolaise, Afrewatch, qui cosignait dès 2016 avec Amnesty International le rapport « Voilà pourquoi on meurt » et qui a imposé le cobalt dans le débat mondial. Ce sont des ONG congolaises qui ont exigé une méthode là où l’UNICEF avançait un chiffre. Ce sont des coopératives de creuseurs qui, à Kolwezi, négocient centimètre par centimètre leur place dans la filière. Et c’est Kinshasa qui, en 2025, a suspendu ses exportations de cobalt pour peser sur les prix mondiaux. Souveraineté d’État n’est pas encore celle des trous mais plus personne, ici, ne se contente de subir. Les réduire à des victimes de notre consommation serait encore une manière de parler à leur place.

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Formaliser, tracer, certifier a un coût et quand l’État congolais confie à une entreprise publique le monopole du cobalt artisanal, les creuseurs redoutent d’abord la chute des prix d’achat, eux qui payaient déjà leur propre traçabilité. Où iront ceux dont les sites ne seront pas agréés ? La question vient de Lubumbashi, pas de Genève. Une chaîne d’approvisionnement peut devenir irréprochable en excluant précisément ceux qu’elle prétendait protéger, en les affamant proprement.

La transition écologique est nécessaire. Mais à quelles conditions cesse-t-elle d’être une nouvelle forme de conquête ? Une transition qui extrait loin, pollue loin, use des corps loin, puis se certifie ici, n’est pas justice. C’est juste une vieille géopolitique repeinte en vert.

Parlons frontière.

La Méditerranée est l’une des routes migratoires les plus meurtrières du monde. Plus de 30 000 personnes y sont mortes ou disparues depuis 2014. Le vrai nombre est plus lourd encore, la mer ne rend pas tous ses corps, tous les naufrages ne sont pas documentés. On appelle cela une crise migratoire pour faire comme s’il s’agissait d’un phénomène naturel. Mais une frontière c’est une politique, avec ses budgets, ses accords, ses patrouilles, ses procédures, ses ports fermés, ses sauvetages empêchés. Des bateaux signalés trop tard, secourus trop loin, renvoyés ailleurs ou abandonnés aux angles morts des responsabilités nationales. Une frontière décide qui passe vite, qui attend longtemps, qui paie, qui renonce, qui tente la mer.

Bien sûr les passeurs tuent. Bien sûr les États ont le droit d’organiser leurs frontières. Bien sûr, aucun pays ne peut absorber toute la misère du monde par simple proclamation morale. Mais ces évidences ne suffisent pas. Elles ne répondent pas à la question centrale de pourquoi les capitaux, les minerais, les marchandises et les données circulent plus facilement que les vies qui fuient les désordres produits par ce même monde ?

Ce n’est pas un argument sentimental. C’est un constat. Certaines mobilités sont protégées alors que d’autres sont suspectes avant même d’avoir parlé. Le passeport devient une valeur, l’origine un risque, l’utilité économique un droit de passage. Et la mort, dans tout cela, n’est plus un accident mais le prix acceptable d’une politique de dissuasion. 

Ceux qui franchissent ces frontières ne sont pourtant pas une masse passive déplacée par la misère. Ils choisissent, travaillent, s’organisent, contournent. La frontière ne trie pas seulement les vies, elle fabrique des statuts. Elle rend certains travailleurs indispensables mais révocables, présents mais expulsables. La fermeture n’exclut pas seulement, elle produit une main-d’œuvre dont la précarité réduit le coût et la voix.

Parlons dette.

Elle agit autrement, sans faire de bruit. Elle n’a pas besoin de soldats, de drapeau planté, de gouverneur nommé depuis une capitale lointaine. Elle n’ordonne pas toujours, elle encadre, elle réduit. Elle rend certaines décisions impossibles avant même qu’un gouvernement ait eu à les prendre. Selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), 3,4 milliards de personnes vivent aujourd’hui dans des pays qui dépensent davantage pour les intérêts de leur dette que pour la santé ou l’éducation. En 2024, 61 d’entre eux ont consacré au moins 10 % de leurs recettes publiques au seul remboursement des intérêts. Ce chiffre ne dit pas seulement que des États sont endettés, il dit que des sociétés entières voient leur avenir passer après le service de la dette. 

Là encore, il faut être précis. La dette n’efface pas les responsabilités locales. Elle n’innocente pas les gouvernements corrompus, les élites prédatrices, les choix budgétaires absurdes, les fortunes sorties du pays pendant que les populations paient l’addition. Tout cela existe, tout cela compte, mais s’arrêter là serait trop confortable. La dette n’est pas seulement une faute intérieure, elle est un rapport de force international. Tous les États n’empruntent pas au même prix. Les pays dits en développement empruntent aujourd’hui entre 7 % et 11 %, contre 1 % à 4 % pour les grandes économies avancées. Les uns refinancent, renégocient, absorbent, repoussent. Les autres coupent. Dans l’école, la santé, les subventions, les salaires publics. Dans l’eau, l’électricité, les transports. Et quand tout cela devient trop visible, on en appelle à la discipline budgétaire, à l’assainissement, à la stabilité macroéconomique.

Ces élites ne sont d’ailleurs pas toujours extérieures au mécanisme. Elles accordent les concessions, garantissent les contrats, organisent la répression ou mettent à l’abri une part de la richesse extraite. La domination ne passe donc pas seulement entre pays riches et pays pauvres. Elle traverse chaque société et y distribue très inégalement les profits, les protections et les sacrifices.

La dette a cette élégance terrible qui transforme une domination politique en nécessité comptable. Elle ne dit pas : vous obéirez. Elle dit : les marchés attendent. Elle ne dit pas : vous n’êtes pas souverains. Elle dit : votre marge de manœuvre est limitée. Elle ne dit pas : nous décidons à votre place. Elle dit : il n’y a pas d’alternative crédible. 

Bien sûr, les pays sont indépendants mais une souveraineté qui consacre plus d’argent à rassurer ses créanciers qu’à soigner ses enfants ou à former sa jeunesse devient une souveraineté sous condition. C’est là que la continuité devient lisible. Les anciennes puissances administraient directement des territoires, les nouvelles dépendances administrent le possible. Elles ne prennent pas toujours la terre, elles prennent le budget. Elles ne nomment pas toujours les gouverneurs, elles fixent les taux, les échéances, les notations, les priorités.

La mine extrait. La frontière trie. La dette discipline. Mais aucune n’agit seule. Des entreprises possèdent les concessions, des États garantissent les contrats, des banques prêtent, des fonds encaissent, des gouvernements coupent. Derrière chaque nécessité présentée comme technique se trouvent des décisions, des intérêts et des rapports de propriété. Les trois mécanismes se répondent. Les ressources sortent, le besoin de main-d’œuvre monte, la pauvreté augmente, puis les États empruntent pour réparer ce que l’extraction, les crises et les ajustements ont abîmé. On leur prête à des conditions qui les empêchent de rompre avec ce qui les a rendus dépendants. Le cercle est presque parfait. Prendre, endetter, conditionner, recommencer. Aucun de ces mécanismes ne ressemble exactement aux colonies d’hier. Aucun n’a besoin d’y ressembler. Leur force est précisément là, produire de la dépendance sans avoir à se nommer domination.

Presque parfait seulement. Car des travailleurs s’organisent, des populations contestent les concessions, des mouvements exigent l’annulation de dettes, des personnes migrantes défient les frontières. La domination produit de la dépendance mais aussi les résistances qui la rendent visible et parfois, la font reculer.

On objectera que l’Occident n’est plus seul. C’est vrai. La Chine, la Russie, les monarchies du Golfe, les multinationales de tous les continents savent elles aussi exploiter, financer, acheter, sécuriser, influencer. Ce n’est pas une excuse, c’est une preuve. Si la méthode fonctionne aussi bien lorsqu’elle change de mains, c’est qu’elle ne se réduit plus à une seule puissance. Mais les mains ne sont pas interchangeables. Certaines ont bâti les routes, les frontières, les économies d’exportation et les hiérarchies dont d’autres héritent aujourd’hui. La mondialisation de la méthode n’efface ni son histoire ni l’inégalité des positions depuis lesquelles elle est reprise. Elle a changé de propriétaires, de langue, de supports. Elle n’a jamais changé de logique.

Et nous, dans tout cela ? 

Il faut se méfier du nous, son utilité le rend rapidement obscène. L’enfant qui descend dans un trou, l’ouvrier sous-traité, le ministre corrompu, l’actionnaire, le consommateur, le dirigeant, le fonctionnaire, le passeur, le banquier, ne pèse pas le même poids. Dire « nous sommes tous responsables » est souvent une manière élégante de ne désigner personne. Et la question n’est pas de distribuer une culpabilité générale mais de regarder des circuits précis. Où va l’argent ? D’où viennent les profits ? Qui signe ? Qui certifie ? Qui encaisse ? Qui possède ? Qui travaille ? Qui décide de l’usage de la richesse produite ? Qui prend le risque ? Qui est visible quand il faut communiquer ? Qui disparaît quand il faut compter les morts ?

Ma part, dans tout ça, a une adresse bien connue : ma poche. Mais ma poche n’est pas le centre du système. Le consommateur participe au circuit, il ne le dirige pas. Le pouvoir décisif reste du côté de ceux qui possèdent les mines, fixent les contrats, contrôlent les chaînes d’approvisionnement et déplacent les profits. C’est pourtant dans ma poche que se loge ce que j’accepte de ne pas regarder même si voir ne rachète rien. Le regard lucide, lui aussi, peut devenir une façon confortable de ne rien changer. Alors il ne s’agit pas de se confesser, il s’agit de cesser. Cesser de présenter comme une fatalité ce qui résulte de contrats, de lois et de choix politiques. Cesser de privatiser les profits et de repousser les coûts sur les travailleurs, les territoires et les générations suivantes.

Et si on a parlé jusqu’ici de ce qu’on prend : un minerai, une vie, un budget. Reste une question plus rare, presque suspecte tellement elle est peu posée : que se passe-t-il quand quelque chose, pour une fois, est rendu ?

Parlons musée.

On peut déboulonner des statues et laisser les routes de l’argent intactes. On peut présenter des excuses et poursuivre les mêmes extractions. On peut rendre des œuvres et garder les récits. En novembre 2021, vingt-six trésors royaux du palais d’Abomey (dont les trônes des rois Ghézo et Glélé) sont rentrés à Cotonou, pillés en 1892 par les troupes du général Dodds lors du sac de la capitale du royaume de Béhanzin. Cent trente ans dans une vitrine parisienne, puis le retour. Ce geste compte, il ne faut pas le mépriser. Il répare quelque chose, ouvre une brèche. Mais un geste juste ne rend pas juste le système qui l’entoure. Une restitution réelle peut servir d’alibi à des restitutions symboliques. Un objet peut revenir pendant que le récit reste ailleurs. Une vitrine peut changer de pays sans que le pouvoir de dire l’histoire change vraiment de mains.

Homme-requin (vers 1890) – royaume du Dahomey (Crédit Myrabella/Wikimedia commons)

C’est là que notre époque est redoutable. Elle ne nie pas toujours, elle absorbe. Elle transforme une critique en procédure, une spoliation en partenariat, une fermeture en protection, une prédation en transition, une dépendance en stabilité. Elle parle le langage de la responsabilité pour éviter celui de la réparation. Alors le mot revient. Nous l’avions laissé de côté et il revient parce que les faits l’appellent.

Si un système extrait loin et consomme ici ; s’il trie les mobilités selon l’origine ou l’utilité économique ; s’il transforme la dette en discipline politique ; s’il restitue quelques objets mais conserve les récits ; s’il certifie sa propre innocence avant même que les victimes aient été comptées, alors la question n’est plus seulement de savoir si le mot colonialisme dérange. Il doit déranger. 

Dire colonialisme en 2026 ne signifie pas que tout serait identique au passé. Ce serait historiquement faux. Cela ne signifie pas non plus que l’Occident serait le seul mal du monde. Ce serait politiquement paresseux. Cela ne signifie pas que les peuples d’aujourd’hui devraient hériter d’une faute comme d’un péché de naissance. Ce serait moralement stérile. Dire colonialisme, c’est nommer une continuité de logique : extraction, hiérarchie, dépendance, dépossession, contrôle du récit. Voilà ce que Césaire nous oblige à faire. Ne pas demander au pouvoir s’il se sent colonial, il répondra toujours non, mais regarder. Regarder ce qu’il prend. Regarder ce qu’il laisse. Regarder ce qu’il appelle propre. Regarder qui décide, qui possède, qui paie, qui part, qui reste, qui compte, qui est compté.

L’ancienne brutalité se voyait. Elle avait ses fusils, ses cartes, ses gouverneurs, sa hiérarchie raciale. La nouvelle se présente comme raisonnable. Elle a des audits, des labels, des objectifs climatiques, des rapports ESG, des plans d’amélioration continue. Elle ne dit pas toujours : je domine. Elle dit : je gère, je sécurise, je finance, je certifie, je compense. Ce n’est pas moins violent. C’est plus difficile à attaquer, elle a les certificats pour elle.

C’est pourquoi le débat sur les mots n’est pas un caprice. Les mots trop larges ne décrivent plus, les mots trop propres blanchissent, les mots trop techniques protègent ceux qui les maîtrisent. Le mot colonialisme, à lui seul, ne change rien. Mais sans lui, une chose devient impossible, empêcher que l’on nous vende la prise pour un partenariat, la fermeture pour une protection, l’extraction certifiée pour une justice climatique, le retour partiel pour une réparation totale.

Le dernier terrain est alors celui du récit. On peut ne pas aimer le mot, on peut le trouver trop lourd, trop daté, trop commode. Alors qu’on en propose un autre, qui nomme aussi précisément l’extraction, le tri, la discipline, le récit confisqué. En attendant, celui-là tient, et tant qu’il tient, il éclaire. Mais éclairer ne suffit pas. Nommer n’a de sens que si le mot permet de déplacer quelque chose. La propriété, les règles, les frontières, les contrats, les dettes, le pouvoir de décider et celui de raconter. Sinon, le mot colonialisme deviendra lui aussi un mot absorbé, enseigné, commémoré, certifié, pendant que la logique qu’il désigne poursuivra son travail. Le véritable enjeu n’est donc pas seulement de savoir si le mot tient. C’est de savoir ce que nous sommes prêts à lui faire porter. Et ce nous-là, cette fois, n’est pas un brouillard. Il a des signatures.

Nous avions mis le mot de côté. Par méthode. Le voici rendu. Par nécessité. Une restitution totale, pour une fois, la seule que ce texte ait le pouvoir d’accomplir. Il revient chargé de ce qu’il a vu : les trous, la mer, les taux, les vitrines. La logique n’a pas disparu, elle a changé de langue. Au mot de la suivre, partout où elle signera.